...mais pas loin : plutôt la Saint-Valentin. Le monde se sépare en deux camps : les hommes et
les femmes...? Non, pas du tout : les célibataires et les autres ! Entre suicide nutritionnel à coup de Häagen-Dazs et soirées dégoûlinantes de romantisme dans les restos surpeuplés du
centre-ville, la bataille se prépare.
Dans les rangs, les divisions commencent à apparaître : les niais partisans de l'amour à toutes les sauces arborent fièrement leurs mini-coeur à
paillettes (chi kro meugnooon) tandis que d'autres brandissent leurs roses rouges comme autant de problèmes épineux à venir (- alors, vous en êtes où ? - c'est compliqué...), et sur la
ligne de front les enragés du palot approchent la fusion de visage (qui peut rendre aveugle quiconque regarde sans protection, je vous le rappelle). Tout ça au son des mandolines, bien sûr.
En face, la légion des coeurs solitaires s'ordonne plus ou moins : exs rancuniers et vierges esseulés à droite, beaufs distraits et éternelles vieilles
filles à gauche, et anti-consuméristes révolutionnaires au milieu. Un stock de noyeurs de peine à l'arrière (crème-glacée, Nutella et Ferreros pour le morale des troupes), complété par un rang de
vociféraptors jaloux au front. Et, s'élevant de l'ensemble du groupe, un grognement chargé de mépris.
A peine terminés les embouteillages de fin de journée, la lutte fait déjà rage : démonstrations amoureuse et demandes officielles rebutent les premières
lignes de célibataires, mais les renforts arrivent à la charge avec leur théories économiques anti-commerciales, qui assoment plus d'un couple d'amoureux. Leur avancée progresse vite, soutenue
par les effrayantes copines-toutes-seules-qui-font-la-gueule, causant la discorde au sein des couples. Alors que les valentins et valentines semblent perdus, la garnison secrète d'hommes
célibataires désespérés fait son apparition au milieu du champ de battaille, créant la confusion. Les partisanes du célibat reconsidèrent leur positions, certaines rejoignent joyeusement les
rangs ennemis, d'autre refusent d'abandonner et jurent de devenir bonnes soeurs.
Au final, l'énergie s'épuise, et le combat arrive à une sorte d'équilibre, puis de fin. Personne ne gagne, à part quelques traîtres à leur cause qui ont
trouvé l'amour fortuitement, et chacun retourne à ses occupations. Rendez-vous l'an prochain.
Par Malak
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Publié dans : Actualité
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